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Carnets d'une grand-mère inspirée
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Archive pour ‘histoires pour Mia’

Une petite maison

juin 17, 2010 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia Aucun commentaire →

Cela durait depuis presque deux semaines.  Chaque jour papa sortait avec ses outils, la grosse scie qui faisait tant de bruit et qui l’effrayait au point que maman devait la prendre dans ses bras quand papapa sciait, il travaillait à une construction.  A ses questions on lui répondait que c’était pour loger des poules.  A 20 mois, elle ne savait pas vraiment ce qu’étaient les poules auf peut-être les poules de la chanson qui pondaient «des petits cocos pour Mia qui va faire dodo».  Elle avait entendu le cri des poules dans un de ses jouets et maman disait volontiers «Cotcot» pour traduire le langage des poules des livres de contes.

Enfin, la maison était terminée, elle avait un fond amovible sur lequel maman avait déposé de la paille elle a dit pour avoir la possibilité de garder l’endroit très propre.  Il y avait ausi un deuxième étage  sur lequel les poules allaient pondre leurs oeufs et dormir la nuit.  Et puis la maison toute en grillage offrait la possibilité de contempler les poules dans leur vie  de gentilles poules.

Puis un après-midi des amis de maman sont arrivés avec une boîte de carton qui émettait des «Cotcottttt…» .  Et quand on a ouvert la boîte la surprise était complète.  Au fond de la boîte  deux belles poules rousses  regardaient Mia qui les regardait aussi.  Dans leur langage de poules elles criaient «Cotcot  dehors, nous voulons courir, voir notre maison».  Mia était ravie. 

Miantenant chaque jour, Mia va rendre visite aux poules, elle leur apporte du pain, des feuilles de laitue, et maman ramasse les oeufs que les poules pondent.

Une histoire de suisses

septembre 27, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia Aucun commentaire →

 

Ce matin-là mamie était jasante et la petite fille apprit beaucoup de choses sur sa maman qui était la fille de sa mamie, et sur les raisons pour lesquelles elles vivaient dans un presque bois, à côté du lac.  L’histoire commençait comme toutes les autres par un «Il était une fois…»

Il était  donc une fois, quand sa maman était une jeune étudiante, il était une fois sa maman qui avait entrepris d’étudier comment les suisses pouvaient retrouver leur maison quand ils en étaient très éloignés.  Pour savoir comment ils faisaient cela, il fallait que ta maman attrappe des suisses, leur pose un genre de GPS sur le dos et les amène très loin afin qu’ils se sentent perdus et qu’elle les suive avec un détecteur GPS afin qu’elle sache vraiment comment ils font. 

Cet été-là ta maman avait donc passé tout son temps au chalet à chercher des suisses et à les perdre et les retrouver autour du chalet.  Pour ses randonnées elle devait porter une antenne afin de capter les signaux que les suisse émettaient car elle leur avait posé un appareil sur le dos pour qu’ils ne soient pas complètement perdus, enfin pour pouvoir les retrouver.  Elle portait également de l’huile pour éloigner les mouches et même un chapeau en filet comme un véritable explorateur.  Tu sais ma petite ta maman a toujours eu un coeur d’explorateur.

-Je pense que c’est pour cela que tu aimes toi aussi les écureuils et les suisses et te promener dans le petit bois.

Toujours est-il qu’à force de chercher et de perdre des suisses et de les retrouver, ta maman s’était aperçue que les suisses quand ils sont très loin, commencent afin de retrouver leur chemin à faire de grands cercles autour de l’endroit où ils se trouvent et à un moment donné, ils partent dans la bonne direction, sans se tromper et rentrent chez eux d’une traite. Ils ont retrouvé leur chemin.  Je pense que si nous étions plus près de la nature nous aussi nous pourrions retrouver notre chemin quand nous nous sentons perdus.

Ta maman avait beau les lâcher très loin de chez eux ils revenaient et je crois bien qu’il riaient de ta maman avec son huile à mouches et son antenne.  Ils pensaient sans doute que c’était elle qui avait besoin d’un GPS car les suisses en savent davantage sur l’endroit où ils se trouvent que les plupart des gens qui vivent loin de la nature en plus, ils écoutent et comprennent tous les bruits de la terre et du ciel.  Les chanceux!

Et ma mamie ajouta :« Toi aussi ma belle tu es chanceuse de vivre si près des suisses.» Àprès sa mamie lui dit un secret pour qu’elle soit mieux dans la vie: «Quand tu seras triste et que tu penseras que tu es perdue, pense aux suisses ils retrouvent toujours leur chemin et jamais ils ne te feront de la peine.»

Encore du nouveau au lac

septembre 14, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia Aucun commentaire →

 

La petite fille découvrait l’automne.  Elle admirait les petites taches rouges sur la montagne et les plantes qui avaient l’air d’avoir froid.  Dans la maison de mamie cela sentait toutes sortes de bonnes choses.   Sur le poêle bouillait la marmite d’où sortait de la vapeur et mamie avait pelé tant de tomates pour remplir ce chaudron qu’elle n’avait pas joué avec elle ces derniers jours.  Il y avait une odeur d’épices dans l’air et beaucoup de pommes et de tartes.  Quelle belle époque.

Comme il ne fallait pas trop déranger mamie la cuisinière, la petite fille décida de faire une promenade sur le bord du lac.  Elle chercha le huard, il n’était pas là, les petits canards étaient devenus grands il y a bien longtemps et étaient repartis dans le sud pour ne pas geler comme grand-papa lui avait expliqué, elle cherchait avec qui elle pourrait converser car sur le bord de l’eau elle avait toujours quantité d’histoires à raconter.  Mais ce matin là, il n’y avait personne.

Au loin les montagnes rougissaient et au proche les canards étaient absents et dans l’eau, les poissons ne se laissaient pas voir, il se cachaient dans les profondeurs de l’eau.  Elle se mit à regarder les pierres de galets qui reposaient dans le lac quand elle décela une présence.  Il y avait un genre de chat qui nageait sous l’eau.  Ce ne pouvait être un chat car ils ne vont pas sous l’eau et nagent sur l’eau et puis c’était plus mince et plus long qu’un chat et noir d’un bout à l’autre.  Erreur, la petite bête avait une tache blanche juste sous le menton.  La chose s’amusait réellement dans l’eau et elle débordait d’énergie et de bonheur.  Elle piquait des sprints et revenait à toute vitesse sur le bord et repartait de la même manière.  La petite bête était curieuse et regardait intensément la petite fille qui ne bougeait pas absorbée par le spectacle. 

Elle se demandait qui était ce nouvel habitant du lac.  Elle savait bien que ce ne pouvait être un poisson, elle en avait déjà vus plusieurs et ils ne ressemblaient en rien à ce qu’elle contemplait présentement.  C’est à ce moment que son grand-père sortit pour chercher du bois et qu’il la vit.  « Et là, tu viens de te faire une nouvelle amie?»  Dis-moi grand-papa, est ce que tu la connais?  Oui c’est Joyeux le petit vison,  il nous apparaît à l’automne et il passe l’hiver ici au lac.  Est-ce que je le verrai encore.  Ce n’est pas certain car il se cache la plupart du temps, mais tu es bien chanceuse car ce matin il est venu te faire un petit Coucou avant de retourner à sa tanière.

Elle s’assit sur la grosse roche plate et s’amusa à regarder le vison jouer pendant un bon bout de temps avant de rentrer manger les galettes que mamie, c’était certain allait lui donner.

Une surprise

septembre 05, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia Aucun commentaire →

 

Comme à son habitude, la petite fille s’était dépêchée de déjeuner et elle avait plusieurs fois demandé si elle pouvait aller chez ses grands-parents par le petit chemin dans le bois.  Sa maman l’avait fait patienter parce qu’il était très tôt et que le temps était encore très frais.   Quand enfin elle avait eu la permission et s’était littéralement envolée vers le bord du lac où elle aimait s’amuser surveillant les petits poissons.

Elle avait dit bonjour à son grand-père et embrassé sa mamie rapidement, elle avait bien d’autres choses à faire.  Elle s’installa à sa place privilégie, assise sur les cailloux ronds et se mit à choisir des cailloux pour se faire un petit chemin.  Elle entendit des bruits qui provenaient du lac.  Elle se penchait et essayait de voir mais les arbrisseaux des rives lui cachaient la vue.  Les bruits approchaient et elle se demandait qu’est-ce qui pouvait bien faire plouc plouc dans le lac.  Ce ne pouvait être le huard, il est toujours si loin.  Le bruit lui paraissait venir de tout près.  Ce qu’elle vit en premier ce furent ces petites boules de duvet jaunes qui étaient là tout près d’elle. Elle les aima tout dw auite et leur trouvait un air très joyeux.  Puis, la maman canard à son tour se montra la fraise question de présenter sa famille dont elle était très fière.

 La petite fille était ravie de se faire de nouveaux amis et pour que l’on se rappelle cette si belle rencontre, grand-papa prit une photo.

Un bruit de trompettes

mai 06, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia 1 Commentaire →

Pendant que la petite fille se rendait chez ses grands-parents par le petit sentier dans le petit bois, elle avait comme toujours la tête dans les nuages et cherchait à reconnaître parmi les nuages les animaux qui se cachaient.  Elle fixait donc le ciel tout en s’assurant de ne pas trébucher sur le sentier qu’elle connaissait par coeur.  C’est là qu’elle aperçut de grands V qui se déplaçaient rapidement.

Elle s’arrêta et se mit à examiner la valse des V dans le bleu du ciel.  C’était très haut beaucoup plus haut que les petites mésanges peuvent voler, plus haut que les grands pins et même au-dessus de la montagne.  C’était ce qu’elle connaissait de plus haut.  pendant qu’elle réfléchissait, elle entendit comme le son de trompettes, c’était très fort et semblait se rapprocher d’elle.  On dirait qu’il se passait quelque chose près du lac.

 Elle se mit à courir et le son  des trompettes, l’accompagnait, la précédait même.  Alors pendant que les trompettes remplissaient l’athmosphère, de grands bruissements se firent entendre comme si le vent en bruit de fond jouait d’un instrument, SPFOUOU, SPFOUOU……

 Elle arrivait en haut de la côte surplombant le lac quand elle entendit le premier PLOC suivi de dizaines d’autres, les oiseaux quittaient le ciel et se posaient sur l’eau.  Les oiseaux se remettaient en formation grand V et se promenaient en jacassant.  Comme elle se demandait combien il pouvait y avoir de ces gros canards à l’eau, son grand-père qui aime les chiffres et compte presque tout lui dit : «J’en ai compté 229, tu te rends compte!  Elle sont venues nous rendre visite et et voir pour la première fois ma belle. »

Plus tard, elle apprit que ces voyageuses venaient deux fois par année se reposer sur le lac et qu’elles s’appelaient des bernaches du Canada et qu’elle traversent le Québec en entier pour aller nicher l’été au nord et repassent à l’automne quand elles vont au sud se mettre au chaud.