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Carnets d'une grand-mère inspirée
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Archive pour ‘confidences’

La vie, la vie

septembre 04, 2010 Par: Christiane Inspirée Catégorie: confidences Aucun commentaire →

Hier je ne voulais plus écrire mes carnets.  Ce matin dans ma marche, mes pensées tournaient autour de la question suivante.  Est-ce que toutes les grands-mères sont comme moi?  Tournent-elles toutes au quart de tour quand  leurs enfants et petits-enfants souffrent?  Pour ma part je ne suis pas vraiment encore capable de prendre des distances quand il s’agit du bonheur des miens.

Mon heure de marche me permet souvent de faire le point et de relativiser la plupart de mes prises de position.  Ce matin par exemple ma réflexion m’a amenée à réaliser que dans ma jeunesse, durant les premières années de ma vie adulte j’étais beaucoup plus combative et souffrante que je ne l’ai été plus tard.  Je garde toujours un peu d’énergie pour défendre les miens mais je ne suis plus au front à pourfendre les tyrans comme je ne me sens plus une justicière.

Je prends mieux soin de moi et j’essaie de prendre au mieux soin des miens. Mais il m’est impossible de les soustraire à la souffrance et aux expériences qui feront d’eux des grands-parents sages.  Je me suis rendue compte que prendre soin des miens c’est prendre soin de moi même, c’est cultiver mon jardin dans lequel il fait bon se reposer.  Je sais que je continue parfois de tirer sur les fleurs pour qu’elles sortent plus vite, que parfois je mets un globe autour de mes roses pour les protéger mais je sais de plus en plus et ce n’est pas facile que les globes empêchent aussi le soleil de caresser les roses  et la brise d’alléger la chaleur du soleil.

Je suis plus sage mais pas encore assez.  Je commence à accepter cette sensibilité qui est mienne et qui  me bouleverse régulièrement.  J’apprends à me souvenir que moi aussi j’ai été jeune et que je suis passée à travers mes difficultés et que les miens sont aussi capables que je l’ai été et qu’ils ont parfaitement le droit de vouloir vivre tout ce qu »ils acceptent et désirent vivre.

Au fond, je les aime et je m’efforce d’accepter les limites auxquelles je suis confrontée et mon incapacité de créer un monde parfait et le bonheur pour tous à tous prix…

Sortir des cadres imposés

juillet 31, 2010 Par: Christiane Inspirée Catégorie: confidences Aucun commentaire →

Je crois que je n’ai pas assez été bonne envers moi-même.  Je crois que je m’en suis demandé beaucoup toute ma vie.  Je n’avais pas le choix vraiment puisque j’avais été élevée comme cela et que surtout, je ne me rendais pas compte de la manière dont je me traitais.  Une grand-mère, de mon âge pas ai canonique que cela, n’a pas connu le temps des enfants rois.  Pour mes parents et mon entourage, durant mon enfance, les enfants étaient les enfants et ils devaient surtout ne pas trop déranger.  On tolérait  quelques peines, des maladie, je les ai toutes eues mais le pleurnichage ni  le chialage, ce n’était pas permis. 

C’est de cette façon que je me retrouve à penser que je n’en fais jamais assez, que je peux être plus forte, plus courageuse et en fin de compte plus héroïque et que penser autrement ce n’est pas dans la norme.  En réfléchissant bien, je crois que j’ai élevé mes enfants avec cette même exigeance qui m’avait été transmise.  Heureusement qu’il me reste quelques années pour tenter de renverser la vapeur et déprogrammer des routines  dévastatrices.

Je regarde mes petites-filles grandir, j’admire leurs parents qui sont si patients, leurs parents qui sont si capables d’exprimer leur amour et de donner de l’affection.  Je me ragarde aussi et je vois que j’ai moi aussi beaucoup de patience avec mes petites, que je ne donne pas ma place pour les bisous et que les colleux me ravissent complètement.  Mes petits-enfants sont en train d’élever leur grand-mère de la rendre plus efficacement aimante.  Merci les filles.  Merci mes amours.

 

Marathonnienne sans le vouloir

juillet 21, 2010 Par: Christiane Inspirée Catégorie: confidences Aucun commentaire →

Je reviens bien doucement à mon carnet que j’ai négligé depuis trop longtemps.  Je ne savais pas trop quoi écrire. Ces derniers temps je me sens fatiguée et je trouve que mon nouveau coeur bat un peu trop vite et le tic tac qu’il fait devient obsédent. Hier j’ai passé la nuit et la journée à l’hôpital où on a du me faire une «cardioversion » afin de lui redonner un rythme normal.  J’ai courru le marathon quelques heures par jour depuis une semaine ce qui m’ a grandement fatiguée et m’a mis le moral à terre.

Ce coeur qui n’arrête pas de me causer du souci.  J’étais très motivée et avais repris mon entraînement , je voulais maigrir, et développer mon endurance à l’effort et voici que je me retrouve avec un nouveau médicament peut-être une intervention non invasive et à bout.  Je suis à bout et je n’accepte pas ce nouvel épisode bien que je n’ai pas le choix.  Je me suis donné le conseil de laisser le temps faire son oeuvre c’est bien la seule chose qu’il me reste à faire.

Je dois admettre aussi que femme ne décide pas vraiment. La semaine prochaine je vais voir ce que je peux faire avec le kinésiologue pour mes objectifs de mise en forme et  d’entraînement puis voir si les nouveaux médicaments auront un bon effet sur mon coeur.  Des fois je voudrais fuir quelque part à l’abri de tout.  Même une grand-mère inspirée à ses heures peut frapper un mur.  Si c’est un mur de glace il devrait fondre, un mur végétal je pourrai passer à travers et même en brique il devrait s’effriter un jour.  Mais ce mur a peut-être une porte que je n’ai pas encore découverte.

Je prie le ciel pour qu’une porte soir bel et bien là.

D’une certaine hauteur

juin 14, 2010 Par: Christiane Inspirée Catégorie: confidences Aucun commentaire →

Je me surprends parfois à regarder la réalité avec ma vision de sous-sol.  Dans cette perspective, les choses sont toujours noires ou blanches, les gens intelligents ou stupides (de cette hauteur ils sont vraiment stupides), le Bien est BIEN et je sais ce qui est bien et le mal est tout ce que je décrète mal.

Quand je pense comme cela, je suis sur le sentier de la guerre prête à réformer le monde.  Et la vie me semble bien difficile, je me mets à désespérer des êtres et perds complètement le sens de la vie et surtout ma confiance et mon énergie.

Dans cet état, je me sens responsable de tout et bien importante pour l’heureux dénouement de la création.  C’est lourd à porter pour mes épaules et il ne faut pas que j’oublie trop longtemps de réfléchir et de me rappeller que le soleil se lève sans que je doive  le réveiller, que mes enfants font leur bonheur sans que je doive leur montrer le chemin, que mes petites filles découvrent l’univers avec leurs beaux sourires et leur belle confiance.

En fait, il faut que je me souvienne  de me mêler de mes affaires, que je me souvienne que m’occupper de moi, de ma santé tant physique que mentale c’est juste ce qu’il me faut de défi  pour le moment.  Dans ces moments, il m’est bien utile de me remettre en mémoire que de regarder d’une ceraine hauteur cela aide à prendre de la distrance et que les soucis sont en rase-motte.  D’une certaine hauteur, l’essentiel c’est l’amour quelle que soit l’expérience que nous en faisons, que l’essentiel c’est la vie qui est bien plus grande que celle que nous visons en rase-motte et que tant l’amour que la vie nous proplulsent sur les hauteurs où la vue est splendide.

Du garde-robe…

juin 09, 2010 Par: Christiane Inspirée Catégorie: confidences Aucun commentaire →

Ce matin, j’ai envie de faire un egnre de «comming out» je veux écrire sur mes convictions profondes.  Il est aussi difficile pour moi d’afficher mes croyances que pour d’autres de parler de leurs préférences sexuelles.

La religion, les religions sont très mal vues actuellement.  Il y a de quoi, les intégrismes de toutes sortes font la pluie et le beau temps par toute la terre.  On tue allégrement les infidèles et on asservit les femmes caché derrière Allah.   On condamne bien facilement les femmes qui avortent et on demande de pardonner aux prêtres abuseurs.  Bien que tout ceci me choque l’essentiel de mon propos est ailleurs. Je ne veux pas parler de religion mais de convictions et de croyances, pas n’importe quelles mais les miennes.

Récemment je suis tombée sur un texte qui parlait de Dieu qui, selon jung est le plus grand archétype du monde, dans le subconscient de tout le monde.  L’auteur disait que l’image que l’on se fait de Dieu est en référence avec l’image que l’on se fait de nos parents.  Par exemple, si Dieu nous apparaît comme une personne sur laquelle on ne peut pas se fier, ou alors une personne qui n’est  jamais satisfaite et qui en demande toujours plus, il se peut bien que  dans une certaine mesure, on a pu manquer d’attention ou de sécurité ou alors que l’on a été trop exigeant envers nous.

J’ai réalisé que j’ai longtemps pensé que Dieu m’en demandait toujours davantage et qu’il n’était pas satisfait, de ce que je pouvais faire.  Il en fallait toujours plus pour lui faire plaisir.  Je me rends bien compte comment ma vision de Dieu est puérile et naïve.  Je me rends compte également que l’idée que l’on se fait de Dieu, l’archétype ultime sur laquelle on cesse de réfléchir dès que l’on l’a, est une idée sur laquelle il faut vraiment réfléchir et analyser parce qu’elle s’installe au fond de nous et conditionne nos vies dès le tout jeune âge.

Cette année je  me suis rendue compte qu’elle était inadéquate et j’ai enregistré une cnception d’un Dieu qui n’est pas un éternel insatisfait. Ce Dieu est plutôt quelqu’un qui ne manque de rien et qui au contraire  est généreux et aimant.

Et  j’ai fait l’expérience tout à fait  concrète d’un Dieu qui est Vie.