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Carnets d'une grand-mère inspirée
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Archive pour février, 2009

Rencontre fabuleuse

février 15, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia 1 Commentaire →

La petite fille n’en n’était pas à ses premières rencontres fabuleuses.  Une fois, alors qu’elle rendait visite à sa tante, elle avait étonnamment entendu des bruits étranges sur le toit de la maison de sa tante.  Alors qu’elle se demandait ce qu’il en était, elle entendit un grand bruissement et levant  les yeux elle avait aperçu un grand oiseau.  C’était la première fois qu’elle le voyait.  Dans le ciel il avait l’air de traîner quelque chose de long derrière lui.  Il avait également de très grandes ailes qui coloraient de gris le ciel tout beau de cette matinée  de fin d’été.

Puis elle avait remarqué qu’il avait traversé le lac rapidement et s’était posé au sommet du grand pin bien en face de la galerie chez sa tante.   Elle l’avait surveillé pendant de longues minutes guettant ses mouvements.  Enfin, au bout d’un moment il était descendu de son arbre et s’était posé au bord de l’eau.  Elle avait pu le contempler tout à son aise.

Elle l’avait trouvé bien beau et bien grand.  De longues pattes pas plus grosses que des petites branches, un corps gris et sur la tête une huppe.  Le ventre était assez gros tout gris avec un peu de blanc ou de beige, de son poste d’observation elle ne pouvait pas vraiment être certaine de cette deuxième couleur. 

Parfois il se mettait le bec dans l’eau en prenant bien soin de se camoufler.   Si la petite fille ne l’avait pas vu se poser elle l’aurait confondu avec les troncs des petits arbres du bord du lac.  Mais il ne pouvait pas se cacher pour elle car elle le surveillait.  Puis elle vit, qui arrivait  de l’autre bout du lac un autre oiseau pareil à celui-ci, qui vint se poser un peu en retrait bien caché dans les broussailles.  Wow comme c’est merveilleux, le grand oiseau n’est pas seul, il a un ami et ils voyagent ensemble, car elle avait appris que les oiseaux s’envolent à l’automne pour le sud car ils gèleraient s’ils restaient ici.

Elle se dit que voler, planer dans le ciel devait être une activité prodigieuse, mais pour le moment, elle voulait savoir comment s’appellent ces oiseaux qu’elle avait vus pour la première fois.  Elle le demanderait à ses parents. Très certainement, il y avait dans le lire des oiseaux une photo de ce nouvel habitant du lac.  Elle voulait tout  savoir car bientôt, ils ne seraient plus là puisque c’était l’automne et l’hiver allait arriver.

Elle se demandait bien comment s’appelaient ces oiseaux aux grandes pattes qui volent très haut.  Cela lui rappelait les oiseaux des histoires que sa mère lui racontait quand elle était bébé.  Ainsi elle avait rencontré dans ses livres de contes des pingouins,  mais ils sont trop petits et pas de la bonne couleur, ensuite il y avait des cigognes mais sa mère lui avait expliqué que les cigognes ne vivaient pas au Québec. 

Arrivée chez elle, elle feuilleta le vivre des oiseaux et crut reconnaître sa trouvaille, elle avait hâte que sa mère lui en lise  le nom, il s’appelait le Grand Héron.  

Chère Mia, le début d’une histoire

février 03, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia Aucun commentaire →

Lac-Ritalac Rita  

Il était une fois, dans un pays très lointain, une petite fille qui marchait tranquillement en pensant à son chat et à des galettes que sa Mamie lui avait faites.  Il faisait beau cette journée-là et les petits oiseaux gasouillaient  dans les arbres.  De temps en temps, elle s’arrêtait  pour cueillir une fleur ou écouter des bruits nouveaux.  Elle se sentait bien en sécurité sur le petit chemin qui allait de sa maison à celle de ses grands-parents et qui passait par  le petit bois.

Elle connaissait tout sur ce chemin, le nombre de sapins, les trois grands pins qui servaient de cachettes aux écureuils.   Elle avait appris que dans les arbres morts, vivaient quantité de nouveaux locataires, un gentil tamia à qui elle apportait des arachides.  À chaque promenade, elle faisait de nouvelles découvertes.  Quand elle arrivait au bord du lac elle avait toujours quantité de questions à poser à son grand-père tant de choses à raconter à tout le monde. 

On pouvait dire que cette petite fille était heureuse.  Elle vivait sa vie, sous le beau ciel bleu, sous les grands arbres au bord du lac où elle jasait avec les canards qu’elle avait elle-même baptisés.  En buvant son verre de lait et en mangeant une galette à la mélasse elle rêvait pendant que sa grand-mère tricottait une paire de bas multicolore.

Première histoire suite…

février 01, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia 1 Commentaire →

Chère Mia, la suite 

Tout intéressait cette petite fille.  Par exemple, jamais elle ne côtoyait un chat sans le saluer et lui parler un peu, sans lui dire que sa couleur était belle et son poil doux.  Les chats l’aimaient aussi et arrivaient dès qu’elle faisait le bruit magique et irrésistible qui parle aux chats, bruit qu’elle avait découvert des étés auparavant.

Elle n’avait pas de petits amis dans son entourage, elle vivait avec des adultes car la maison de ses parents était isolée, ce qui l’amenait à passer de longs moments toute seule.  Elle ne savait pas non plus ce que c’était de vivre avec des enfants et de nombreux enfants car elle était trop petite pour aller à l’école et ne savait pas encore ce que cela représentait. 

 

Je ne crois pas qu’elle savait ce que c’était de s’ennuyer car si elle voulait voir des gens, elle pouvait aller voir ses grands-parents ou sa tante qui demeuraient tout près et en dehors de vouloir les voir elle avait quantité d’autres activités et de jeux qu’elle faisait elle-même.  Par exemple, elle avait essayé de parler écureuil et couchée par terre sous les grands pins, elle parlait couramment écureuil et leur racontait des histoires où il était question de glands et d’arachides et des meilleures cachettes pour les enterrer.  Elle se promenait presque toujours  les poches pleines de peanut autant pour en manger qu’en partager.

Elle était aussi experte en cris d’oiseaux qui sonnaient à son coeur comme des chansons.  Elle avait eu en cadeau un livre où les oiseaux du Québec étaient représentés.  De plus, avec sa mère, elle avait photographié ceux qui habitaient près de chez elle.  Elle ne se laissait pas de les regarder et de tenter de leur parler.  Sa mère était capable se siffler et elle s’exerçait à faire de même.

Ce qu’elle ne comprenait pas encore c’était que l’on puisse manger les belles truites du lac.  Son grand-père en pêchait parfois et elle faisaient partie de leur menu de fête.  Elle l’accompagnait quand il partait à la pêche.  Elle restait silencieuse et attendait sans bouger que la truite morde à l’hameçon.  Comme son grand-père, elle admirait la force de la truite au bout de la ligne et essayait de voir comment elle pourrait communiquer autrement que par la pensée avec le poisson moucheté qui avait été un habitant du lac.

Parfois dans ses promenades elle voyait des lapins. Sa mère lui avait dit que c’était des lièvres.  Ils étaient blancs en hiver et bruns à l’été et parfois ils avaient du brun et le bout de leurs pattes était blanc.  C’était pour elle les plus mystérieux.  Comment des lapins blancs pouvaient-ils devenir bruns comme ça en quelques jours.  Si elle les avait rencontrés chaque jour elle aurait pu remarquer la métamorphose mais comme ses rencontres étaient épisodiques, elle ne savait pas encore comment tout se produisait.

Un matin, ce matin-là, elle avait rencontré l’animal le plus fabuleux qu’elle n’avait jamais vu, une biche qui s’était aventurée sur le chemin menant au lac.  Elle s’était arrêtée pour ne pas l’effrayer, la biche s’était retournée et l’avait regardée un peu d’effroi dans les yeux.  La petite fille avait bien senti que cette-fois elle vivait une rencontre hors de l’ordinaire et qu’il fallait qu’elle établisse rapidement la communication.   Elle se figea indiquant à la biche son intention de ne pas intervenir ou d’envahir son territoire et dans sa tête, elle conçut un message d’amour qu’elle lançat étant certaine qu’il rejoindrait le coeur de la biche.

Puis l’animal détala en la regardant.  La petite fille se dit qu’elle ne parlerait pas de cette rencontre des fois que les biches du lac pourraient elles-aussi se retrouver dans les assiettes les jours de fête.