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Carnets d'une grand-mère inspirée
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Archive pour septembre, 2009

Une histoire de suisses

septembre 27, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia Aucun commentaire →

 

Ce matin-là mamie était jasante et la petite fille apprit beaucoup de choses sur sa maman qui était la fille de sa mamie, et sur les raisons pour lesquelles elles vivaient dans un presque bois, à côté du lac.  L’histoire commençait comme toutes les autres par un «Il était une fois…»

Il était  donc une fois, quand sa maman était une jeune étudiante, il était une fois sa maman qui avait entrepris d’étudier comment les suisses pouvaient retrouver leur maison quand ils en étaient très éloignés.  Pour savoir comment ils faisaient cela, il fallait que ta maman attrappe des suisses, leur pose un genre de GPS sur le dos et les amène très loin afin qu’ils se sentent perdus et qu’elle les suive avec un détecteur GPS afin qu’elle sache vraiment comment ils font. 

Cet été-là ta maman avait donc passé tout son temps au chalet à chercher des suisses et à les perdre et les retrouver autour du chalet.  Pour ses randonnées elle devait porter une antenne afin de capter les signaux que les suisse émettaient car elle leur avait posé un appareil sur le dos pour qu’ils ne soient pas complètement perdus, enfin pour pouvoir les retrouver.  Elle portait également de l’huile pour éloigner les mouches et même un chapeau en filet comme un véritable explorateur.  Tu sais ma petite ta maman a toujours eu un coeur d’explorateur.

-Je pense que c’est pour cela que tu aimes toi aussi les écureuils et les suisses et te promener dans le petit bois.

Toujours est-il qu’à force de chercher et de perdre des suisses et de les retrouver, ta maman s’était aperçue que les suisses quand ils sont très loin, commencent afin de retrouver leur chemin à faire de grands cercles autour de l’endroit où ils se trouvent et à un moment donné, ils partent dans la bonne direction, sans se tromper et rentrent chez eux d’une traite. Ils ont retrouvé leur chemin.  Je pense que si nous étions plus près de la nature nous aussi nous pourrions retrouver notre chemin quand nous nous sentons perdus.

Ta maman avait beau les lâcher très loin de chez eux ils revenaient et je crois bien qu’il riaient de ta maman avec son huile à mouches et son antenne.  Ils pensaient sans doute que c’était elle qui avait besoin d’un GPS car les suisses en savent davantage sur l’endroit où ils se trouvent que les plupart des gens qui vivent loin de la nature en plus, ils écoutent et comprennent tous les bruits de la terre et du ciel.  Les chanceux!

Et ma mamie ajouta :« Toi aussi ma belle tu es chanceuse de vivre si près des suisses.» Àprès sa mamie lui dit un secret pour qu’elle soit mieux dans la vie: «Quand tu seras triste et que tu penseras que tu es perdue, pense aux suisses ils retrouvent toujours leur chemin et jamais ils ne te feront de la peine.»

Le Bonheur

septembre 19, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: Philosophie 1 Commentaire →

Ce matin j’ai repensé au bonheur parce qu’une amie me semble vivre des moments très heureux et qu’elle me les as partagés.  Elle dit que ça ne prend pas grand chose et j’en ai déduit qu’il fallait un certain état d’esprit sur lequel je me suis penchée.

Si je me rappelle des moments de bonheur, ils sont tous teintés d’un état que je qualifierais d’état de grâce.  C’est quoi l’état de grâce, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce concept tout à fait catholique, l’état de grâce est un état où on est sans péché et plus c’est un état où on peut goûter la présence de Dieu.

Pour ma part dans cet état, je me sentais en paix avec moi-même, aucunement inquiète de quoi que ce soit, je me sentais reconnaissante en tout.  le moindre rayon de soleil déclenchait en moi un flot de joie et de gratitude envers la vie et la nature.  Je ne vivais pas de grands transports mais juste le sentiment que rien ne pouvait m’atteindre négativement.

Si je me questionne sur ce qui avait enclenché cet état je me rends compte qu’il avait été induit par un effort personnel de m’ouvrir à ce qui m’entourait et de remercier tant que je pouvais pour toutes les merveilles que je constatais.  En m’ouvrant davantage plusieurs choses qui ordinairement me laissaient de marbre, arrivaient à me révéler des nouveaux aspects et activaient mon émerveillement.

Mais cet état a fini par me quitter.  Pourquoi, je le sais plus ou moins.  A un moment donné, je me suis mise à m’inquiéter davantage, à faire  moins confiance à mon entourage.  Toutes ces tracasseries ont eu raison de mon état de grâce.  J’avais péché sans doute puisque j’avais perdu le bonheur.  Plus tard j’ai tenté de retrouver cet état car une fois qu’on y a goûté cela nous attire.  Et pour le moment, je suis toujours à sa recherche.

 

Encore du nouveau au lac

septembre 14, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: histoires pour Mia Aucun commentaire →

 

La petite fille découvrait l’automne.  Elle admirait les petites taches rouges sur la montagne et les plantes qui avaient l’air d’avoir froid.  Dans la maison de mamie cela sentait toutes sortes de bonnes choses.   Sur le poêle bouillait la marmite d’où sortait de la vapeur et mamie avait pelé tant de tomates pour remplir ce chaudron qu’elle n’avait pas joué avec elle ces derniers jours.  Il y avait une odeur d’épices dans l’air et beaucoup de pommes et de tartes.  Quelle belle époque.

Comme il ne fallait pas trop déranger mamie la cuisinière, la petite fille décida de faire une promenade sur le bord du lac.  Elle chercha le huard, il n’était pas là, les petits canards étaient devenus grands il y a bien longtemps et étaient repartis dans le sud pour ne pas geler comme grand-papa lui avait expliqué, elle cherchait avec qui elle pourrait converser car sur le bord de l’eau elle avait toujours quantité d’histoires à raconter.  Mais ce matin là, il n’y avait personne.

Au loin les montagnes rougissaient et au proche les canards étaient absents et dans l’eau, les poissons ne se laissaient pas voir, il se cachaient dans les profondeurs de l’eau.  Elle se mit à regarder les pierres de galets qui reposaient dans le lac quand elle décela une présence.  Il y avait un genre de chat qui nageait sous l’eau.  Ce ne pouvait être un chat car ils ne vont pas sous l’eau et nagent sur l’eau et puis c’était plus mince et plus long qu’un chat et noir d’un bout à l’autre.  Erreur, la petite bête avait une tache blanche juste sous le menton.  La chose s’amusait réellement dans l’eau et elle débordait d’énergie et de bonheur.  Elle piquait des sprints et revenait à toute vitesse sur le bord et repartait de la même manière.  La petite bête était curieuse et regardait intensément la petite fille qui ne bougeait pas absorbée par le spectacle. 

Elle se demandait qui était ce nouvel habitant du lac.  Elle savait bien que ce ne pouvait être un poisson, elle en avait déjà vus plusieurs et ils ne ressemblaient en rien à ce qu’elle contemplait présentement.  C’est à ce moment que son grand-père sortit pour chercher du bois et qu’il la vit.  « Et là, tu viens de te faire une nouvelle amie?»  Dis-moi grand-papa, est ce que tu la connais?  Oui c’est Joyeux le petit vison,  il nous apparaît à l’automne et il passe l’hiver ici au lac.  Est-ce que je le verrai encore.  Ce n’est pas certain car il se cache la plupart du temps, mais tu es bien chanceuse car ce matin il est venu te faire un petit Coucou avant de retourner à sa tanière.

Elle s’assit sur la grosse roche plate et s’amusa à regarder le vison jouer pendant un bon bout de temps avant de rentrer manger les galettes que mamie, c’était certain allait lui donner.

Les courtes-pointes et les grands-mères

septembre 07, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: Courte-pointe, Nouvelles Aucun commentaire →

L’an dernier j’ai confectionné deux courtes-pointes en l’honneur de mes deux premiers petits enfants.  Et après je n’ai pas eu le temps de fabriquer d’autres choses tellement devenir grand-mère m’a occuppée.  C’est pour cette raison que vous avez sur mon blogue des histoires pour des petites filles et de la correspondance avec la petite Laura.

Les courtes-pointes étaient des travaux que l’on réalisait en groupe de femmes durant l’hiver.  On y consacrait les restes des tissus qui avaient servis à la couture durant l’année.  C’est ainsi que sur la même courte-pointe on pouvait reconnaître la robe de Noël de maman, le rete de la jupe de ma tante Lucie, les beaux imprimés qui avaient servis pour les robes d’été de toute la famille et d’autres petits bouts de tissus témoins de toute la vie d’une famille.

Aujourd’hui, on achète des tissus coordonnés et les courtes-pointes sont de oeuvres d’art à la manière des jardins français où chaque bosquet  et talle de fleurs sont taillés et embrigadés dans des espaces coordonnés.  C’est beau mais les oeuvres à pointes folles ne s’agglutinent pas à la « va comme je te pousse», sous les doigts inspirés des couturières.

Je crois que faire des courtes-pointes devrait revenir à la mode dans un temps où l’on recycle tout ce que l’on peut. Les premières courtes-pointes que j’ai fabriquées étaient assemblées à partir d’échantillons de tissus à rideaux récupérés dans un magasin de décoration.  J’en ai fait au mois 6 à partir de cette matière première e il me reste toujours du tissus mais plus de temps à consacrer à cet ouvrage.

Comme je couds encore, j’accumule les reste de tissus, les cotons surtout qui sont parfaits pour les courtes-pointes et dans un autre temps, je vais m’y remettre (aux courtes-pointes).  Qui sait un jour peut-être bien qu’un autre petit enfant naîtra. (Lire la suite…)

Une grosse journée

septembre 06, 2009 Par: Christiane Inspirée Catégorie: Lettres à Laura Aucun commentaire →

Chère Laura,

 Lorsque nous t’avons quittée, tu pleurais dans les bras de ta maman qui te promenait.  Mais c’était bientôt l’heure à laquelle tu t’endors, normalement.  Tu as eu une bien grosse journée ma belle.   D’abord cette rencontre à l’église avec trois autres bébés comme toi qui attendaient leur baptême, puis ton baptême et je me promène dans le choeur de l’église et avec papa et avec maman et avec ma marraine et je reviens à ma place.  Et c’est long et tout ce bruit et ce grand espace.  Tout ça pour la première fois. 

Et je sens que mes parents sont heureux, que mes grand-parents et mes oncles et tantes cousins et cousines sont tout contents et comme  c,est vraiment long, je finis par m’endormir dans les bras de ma maman qui me berce.  Lorsque le prêtre me versera de l’eau sur le front, je dors toujours, j’attends pour me réveiller d’être de retour chez moi.

Chère Laura tu as été bien patiente, tu as gardé tes larmes très longtemps et dans le brouhaha, tu as fait entendre ta voix.  Et nous tous nous avons voulu te prendre, te consoler et donner un peu de répit à ta mère et à ton père mais tu avais ta propre idée là-dessus c’est maman ou papa et pas de parent de remplacement même temporaire. 

Je t’ai trouvé bien sûr la plus belle des baptisés, je t’ai trouvée bien courageuse pour un bébé de même pas quatre mois de t’habituer à toute cette visite venue pour te souhaiter la bienvenue et te bénir geste qui signifie, comme le prêtre l’a expliqué, bénir c’est dire du bien de celui que l’on bénit.  Moi je n’ai que du bien à dire de toi et je voudrais en dire jusqu’à ce que tu t’endormes calmement  dans ton petit lit protégé par le petit ange bleu et tes anges gardiens qui se font une joie de s’occuper de la plus charmante et  extraordinaire petite baptisée.

Lorsque tes parents ont expliqué pourquoi ils voulaient que tu sois baptisée ils ont parlé de valeurs qui sont les leurs et qu’ils veulent que tu partages, il était question de pardon, autrement dit d’amour.  Je souhaite ardemment que tu les suives sur ce chemin.  En tout cas en cette belle journée de ton baptême nous avons tous, penchés sur ton berceau, exprimé quantité de voeux concernant ta santé, ton avenir et surtout ton bonheur.  en cette journée nous avons tous ensembles décidé que tu pourras toujours compter sur nous.

 Dans le fond,  ce soir je jeux te dire encore une fois, tellement on t’aime, tellement je t’aime  petite et si on ne parviens pas à te le montrer c’est là quand même.

Ta mamie.