Un peu de changement

Cette semaine j’ai eu la visite de mon fils qui a mis à jour mon site et interchangé les titres.  Carnets d’une grand-mère inspirée devient le titre et philosophie pour les nuls, une description sommaire de mon projet d’écriture.  Je crois que cette nouvelle appellation est plus descriptive de ce que l’on peut retrouver sur ce blogue.

Je demeure d’abord une grand-mère qui aime ses petites et leur écrit des contes et des lettres, j’essaie aussi de demeurer assez proche de moi-même .   Je traite de philosophie bien que je ne sois pas une philosophe patentée. En fait ma formation est davantage liée aux sciences et à la société.  Si j’avais été un vrai philosophe j’aurais été un philosophe des sciences, quelqu’un qui s’assure de la véracité scientifique.  Voilà pour la philosophie comme science.

 

Je crois cependant que les êtres humains ne peuvent passer à côté des questions fondamentales, lesquelles finissent toujours par devenir obsédantes.  La mort, les raisons de notre existence, la souffrance, le bonheur.  Nul ne peut se soustraire à ces interrogations.  Les grands penseurs ont apporté bien des réponses à ces questions mais les personnes ordinaires ont elles aussi des choses à dire sur ces sujets et mon blogue se veut un encouragement à ceux et celles qui ont le courage de réfléchir et d’exprimer leur propre opinion.

Dans mon blogue vous trouverez des textes sur le bonheur, j’ai si longtemps cherché à me sentir bien dans ma peau et avec les autres, j’ai trouvé que le bonheur est un état et non un objet et qu’il est souvent là alors que nous nous sommes ailleurs à le chercher.  La mort qui m’effrayait tant lorsque j’était jeune, rien que d’y penser j’avais des crampes au ventre.  Ce qui m’effrayait vraiment c’était d’envisager de vivre l’éternité.  Cela me donnait des vertiges.

Je voulais savoir aussi ce que j’étais venue faire sur cette terre  et j’imaginais que j’avais quelque chose de très important à faire, alors j’étais toujours insatisfaite de ce que je pouvais accomplir.  J’ai fini par comprendre que le simple fait d’être sur la terre et de vivre du mieux que l’on peut est ce que l’on demande aux êtres humains.  Certains ont une capacité de dépasser cet objectif et sont des bénédictions ou des malédictions pour eux-mêmes ou les autres mais le marthyr ou l’abnégation totale ne sont pas demandé à tous.  C’est l’accomplissement des saints ou des êtres hors du commun.  Je pense maintenant que vivre sur cette terre c’est une chose difficile qui demande du courage et de la ténacité.  Ici, les horizons sont bloqués, notre âme qui aspire à l’envol voit ses ailes rongées continuellement et cela lui cause un genre de trou qui crée une aspiration perpétuelle.  Ce trou est une souffrance que l’on doit accepter.

Me remettre à écrire aujourd’hui me demande assez car j’ai du mal à retrouver facilement les mots qui peuvent exprimer ma pensée.  Je m’aperçois également que ce que je parviens à exprimer m’apporte d’autres pensées qu’il me reste à exprimer, une pensée en suscitant une autre je pense que je ne suis pas sortie de l’auberge.

Au fond, telle que je la vois, la vie est un long voyage  rempli de découvertes.  Quand on ne trouve plus rien d’intéressant dehors il reste à regarder dedans et commence alors les vraies découvertes.  Alors comme une cadeau nous est donné le commencement de la connaissance de qui nous sommes réellement.  Je vous invite à m’accompagner sur ces chemins.

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