Au fil des jours

Il est  maintenant temps que je commence, une grosse semaine après avoir pris la décision que je devais, rendue à 73 ans , écrire comme j’ai toujours désiré le faire, et ce, au moment très spécial où un espace s’est créé dans mon  âme, espace rendant possible ma propre expression. Il est enfin arrivé quelque chose…

Parlant d’espace, J’ai toujours eu besoin d’espace tant physique que mental. Je dis mental mais je pense plus ouverture de l’âme. Il semble que le tumulte et l’urgence en moi se sont apaisés. J’ai  pu accepter que je pouvais maintenant profiter de la vie sans penser que j’en abusais. Pour moi c’est du gros nouveau. Je crois maintenant que je peux juste profiter de ce que j’ai, de qui je suis. Qui je suis commence à prendre de l’importance, assez pour que s’ouvre  une forme de considération, le goût  d’une rencontre amicale, presqu’un premier rendez-vous. Je crois que  je peux entreprendre d’exprimer mon moi profond avec joie et une reconnaissance profonde. Me sentir capable de le faire, en ressentir l’énergie, en avoir envie me fait un bien immense.

Durant la  plus grande partie de ma vie j’ai ressenti un grand vide, en fait un sentiment d’incomplétude m’accompagnait partout et parfois dans des moments inappropriés, il me sautait à la gorge et brisait mes façades, détruisait mes pare-feu et révélait à tous ma fragilité et ma vulnérabilité, ces travers dont je ne voulais rien savoir. Paradoxalement, ce nouvel espace apparu dans mon âme ne me donne pas un sentiment de vide intérieur. C’est davantage un espace vivant, qui tend à s’étendre toujours davantage. C’est un espace joyeux . Cet espace me donne du recul et un pu plus de hauteur, une nouvelle perspective appropriée aux propos que je veux tenir au fil des jours, moins une biographie qu’un journal. Si cela devait être une biographie elle ressemblerait à celle de Jung qui ne comportait que quelques dates mais des rêves, des états d’âme et des réflexions des questions et des pistes de réponses.

Dans ce nouvel espace, une pulsion émerge et me tire vers l’écriture. Je me sens une capacité d’entreprendre alors qu’auparavant, j’avais l’impression de m’éteindre dans un ennui profond et poétiquement blême.

Voici que se termine le premier jour, et c’est bien ainsi comme dirait un autre que je ne nommerai pas.

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