Frissons et vertiges…

Qui sommes-nous dans l’univers, et je ne songe même pas à notre insignifiance dans ce gigantesque cosmos qui a eu un commencement et devrait avoir une fin aussi, je pense surtout au temps de vie consciente qui nous est imparti, sur l’ensemble du déploiement de l’univers. Le vertige m’envahit quand je pense à la théorie des cordes qui tente de nous expliquer comment tout fonctionne avec une réalité à multiples dimensions. Le trouble m’étreint lorsque je considère que ce que je crois être du dur comme les montagnes, le soleil, la chaise sur laquelle je suis assise sont bien loin de la dureté que je leur confère , ce ne sont en fait qu’une multitude de vibrations, plus ou moins hautes.  Ces vibrations leur  attribuent  leur réalité, dans l’univers que j’habite.

Il me faut bien réajuster mon point de vue, le monde que je considère comme bien réel, celui que je perçois est bien réel pour moi seulement je suis incapable d’embrasser toute la réalité du grand univers en expansion dans l’espace et dans le temps. Parlant du temps, lui aussi me donne de quoi perdre pied car le seul temps qui est pour moi et pour chacun de nous c’est l’instant présent, et cet instant ne dure que le temps présent, une fois vécu il est déjà dans le passé. Alors il est bien possible que la seule réalité qui soit est celle que notre conscience perçoit et qu’elle n’existe que dans le moment présent. Que seul le moment présent existe. 

Mais cette existence en est une dans notre tête, une que notre cerveau a décryptée. C’est une pensée.  Alors : le : ‘Je pense donc je suis ‘ de Pascal  prend une tout autre signification.  Quelque chose comme ma propre existence est le fruit d’une opération de mon cerveau, conçu pour me faire prendre conscience.

Voici ce dont nous discutions hier en fin d’après-midi, entre filles essayant de comprendre un petit peu  notre place dans l’univers. Savourant les vertiges. Nous habitons peut-être dans une réalité virtuelle, une certaine dimension, dans certaines vibrations dont pour beaucoup d’entre elles,  nous ne sommes pas équipés pour les percevoir.

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