La philosophie du Nouvel-Âge

J’ai lu une étude sur le New-Age, faite au Québec auprès d’étudiants et de participants à un Salon du New-Age.  Cette étude datait du début des années 90.  Bien que cette étude date, elle donne cependant une idée assez claire de ce qu’est la philosophie et la pratique New-Age et quelles sont les différences entre les croyances et les pratiques chrétiennes plus particulièrement celles de la religion catholique qui a été la religion pratiquée par les Québécois.

Assez curieusement, les personnes interrogées, quoique ne pratiquant pas vraiment, gardent leur adhésion à la religion catholique.  Une grande majorité de ces répondants ont des croyances New-Age telles la réincarnation, la vie extra-terrestre, Jésus-Christ plus avatar que Sauveur sur le même pied que les grands philosophes.  Du côté des pratiques ils ne vont à l’église qu’à des moments stratégiques comme Noël, ils font de la méditation et autres pratiques orientales.

Ce qui semble être commun à tous ces adeptes c’est la volonté de faire des expériences spirituelles, la volonté de se perfectionner de devenir meilleurs et plus heureux.

Les auteurs soulignent le fait que le New-Age n’est pas monolithique, ils s’abreuve à plusieurs sources, les croyances et les pratiques sont multiples et ce courant n’est pas institutionnalisé.  Il n’y a pas une église New-Age seulement un fond de croyances partagées sans aucune obligation ou credo. 

Après avoir parcouru cette étude je me suis demandée jusqu’à point, mes propres croyances n’étaient pas teintées de New-Age, je me suis demandée en quoi je crois vraiment et quel Dieu est le mien. celui en qui je crois et qui me soutient lorsque je trébuche.  Force est de constater que mes croyances sont celles de mon  époque et mes pratiques aussi et jusqu’à un certain point, je désire faire ma propre démarche spirituelle et non pratiquer dans une église catholique qui n’arrête pas de me décevoir.  Du moins pour le moment.  Je me demande si l’Église catholique se rend compte comment il est difficile pour des femmes d’adhérer aux idéaux d’une religion qui discrimine entre les hommes et les femmes qui est prompte à déclarer qu’elle es humaine donc imparfaite et qui du même souffle condamne une jeune fille violée qui a eu recours à l’avortement,  qui pourtant pardonne à des pédophiles.  Je comprends cependant que l’Église pardonne les péchés de tous mais que publiquement et politiquement elle doit défendre ses positions.

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