Un petit mot d’un peu plus loin

Ce n’est pas que je ne voulais pas, ni que j’étais déprimée, ni que mes carnets ne m’intéressaient plus; au contraire, c’est que je n’avais pas accès à mon ordinateur.  Je suis à l’Hôpital dans l’attente d’une opération.  On va changer ma valve aortique que l’on a déjà changée il y a 13 ans.

J’ai eu un genre d’épisode de paralysie légère de la main gauche et après avoir consulté info-santé on m’a fortement recommandé de me rendre à l’urgence où, après avoir été triée P4, (du genre, elle ne saigne pas, elle sourit et ne titube pas la mémé, elle a encore l’air d’avoir toute sa tête).  Résultat : j’ai attendu 9 heures.  Par deux fois j’ai tenté de convaincre mon mari de quitter l’urgence.  Il a résisté.  Après 9 heures d’attente, j’étais devenue euphorique dans l’urgence et on se faisait des blagues, du genre, quand je suis arrivée je n’avais pas de repousses ou il me semble monsieur que vos cheveux étaient blonds à votre arrivée.

Au bout de neuf heures, le médecin de l’urgence  a dit que l’on me gardait  pour des examens plus approfondis. Et ils ont trouvé que ma prothèse aortique avait un clapet qui était incapable d’ouvrir et qu’un bouchon de tissus était en train de recouvrir cette valve.

Je serai donc opérée mercredi prochain (10.04.21), si d’autres urgences ne me dé-priorisent pas ou si je ne deviens plus une priorité, éventualité que je souhaite pas.

Je vais maintenant transmettre mes messages par des proches.

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