Méditation pleine conscience

Depuis quelques temps,  méditer en pleine conscience est  d’actuailté.  Un long article dans la Presse Plus en énumérait les bienfaits.  Méditer en pleine conscience c’est un peu faire l’expérience d’un retour en soi-même  en profondeur.  J’ai fait l.expérience de ce type de méditation avec Christophe André sur Utube.

Méditer en pleine conscience c’est méditer sans se forcer, sans vouloir avoir quelque chose de particulier et c’est méditer en s’attachant à son souffle sans s’extraire de la vie autour de nous.   Par exemple dans ce type de médiation, si des pensées viennent nous distraire et ça arrive tout le temps, on revient  au souffle tout simplement.  On nous invite également à intégrer les bruits ambiants de manière à  rester conscients de notre environnment, les odeurs, les sons, nos propres sensations.  Ainsi si je médite et que je suis angoissée, je respirerai et serai présente aux sensations que j’expériemente dans cette angoisse

Méditer en pleine conscience c’est juste l’acte de méditer, fermer les yeux, se  pencher sur son souffle y revenir quand les pensées viennent, entendre les bruits sans leur acccorder de l’attention, être présents à  nos sensations sans leur accorder une attention et cela marche et fait respirer notre esprit et l’ouvre plus largement de l’intérieur.

 

Méditer en plene conscience, pour mieux vivre.

A propos de Solange

Ma mère Solange est partie un beau dimanche au lever du soleil, un de ses rayons lui a volé son dernier souffle, l’emportant dans l’éclatante lumière.

Elle est partie pour une autre vie comme elle l’a fait tant de fois, car ma mère a eu plusieurs vies.Elle fut d’abord une petite fille du faubourg à m’lasse, durant la crise.  Elle nous as partagé tant de fois ses souvenirs de cette vie-là qu’elle a beucoup aimée.

Puis elle a eu une vie de jeune fille durant la guerre, une vie de fille qui avait un travail en usine où elle était appréciée de ses collègues et à qui ses patrons confiaient les tâches difficiles.  Dans cette vie-là  elle allait au cinéma, reecevait ses amies et elle dansait.  La dansel l’accompagne àˋtoutes les étapes de sa vie.  C’est dans cette vie-là qu’elle a rencontré son Charles, son grand amour,  l’amour de sa vie.  Elle a quitté Montréal pour Donnacona où  a commencé sa vie de femme et de mère.

Dans cette nouvelle vie, elle a dansé avec son balai puisque papa ne dansait que les slows, elle s’est fait de nouveaux amis.  Elle a utilisé un de ses nombreux talents: créer des modèles de robes qu’elle réalisait pour qui lui en demandait, des robes pour sortir, des robes pour danser ou autres… Nous avions droit àˋchaque saison à une de ses créations

Puis cette vie-là se termine abruptement,  une fois mon père décédé.  Commence alors la dernière partie de sa vie oùˋèlle se posera à  Montréal, Trois-Rivières puis Thetforf d’où elle  nous as  quittés.

Durant toutes ses vies, certaines constantes, c’est une femme ouverte, bien en avant de son temps, active et tellement généreuse.  Elle a fait du bien partout où  elle a été: bricolages (recyclage et habillement de poupées),instigatrice de pièces de théâtre, d’écriture d’un livre par les résidents  du Manoir.  Elle a tricoté des miliers de paires de pantoufles pour le comptoir familial et dans ses derniers jours, tricotait et cousait en rêvant.

Solange a été  en tout points une femme remarquable.  Elle vivait vraiment au présent, sans regretter quoi que ce soit. C’était une femme qui avait l’intelligence du coeur, intelligence que nous ne pouvons qu’admirer et vouloir partager.  Ma mère Solange était belle et généreuse, de bon conseil, une femme droite  au dehors comme au dedans.

Elle a réussi toutes ses vies et ne peut que réussir celle qu’elle entreprend.  Puisse son exemple nous inspirer toutes et tous.

C’était la femme des petites choses  avec grand rayonnement.

Le prix de l’immortalité

Les grecs, dans l’antiquité ont concocté des histoires que nous appellons mythes et qui expliquent aux êtres humains les secrets des dieux.  Ces secrets nous révèlent de manière symbolique les difficultés que vit notre âme.  Dans ces mythes il y en plusieurs qui traitent de l’immortalité par exemple celui de la fille de Perséphone enlevée à sa mère qui renait chaque année.  Il y a aussi celui d’Achille, que je vous raconte maintenant.

 

La maman  d’Achille, dont j’ai oublié le nom aimait infiniment son fils et voulait pour lui l’immortalité.  Elle savait que son prix était cruellement élévé mais elle trouvait que rien ne pouvait égaler l’immmortalité.  Il est vrai qu’à cette époque les héros tombaient comme des mouches sous l’oeil indifférent des dieux ou des rois.   Cette maman déterminée  prit son courage à deux mains et saisit son nouveau né par le talon et le plongea dans le feu ardent des enfers, elle le tint ainsi jusqu’à  ce que le feu l’embrase complètement et que las de le lécher le feu s’éloigne.  C’était le prix demandé et elle paya, ses bras dans les flammes, son coeur déchiré et sa tendresse de mère changée en culpabilité.  Voyez, même dans l’antiquité, les mères n’ont jamais le beau rôle.  Elles doivent assumer. Enfin, son fils émergeant des flammes, elle constata qu’il était immortel.  Ils se reposèrent tous les deux jusqu’à ce que cet immortel fut tué quand même visé au talon qui n’était pas passé par le feu, mais c’est une autre histoire.

Les mythes sont des histoires vraies qui s’adressent aux humains dans les périodes les plus difficiles de leurs vies.  Les mythes viennent nous expliquer ce que la vie veut nous faire voir.  En fait le sens caché des événements, celui destiné à  nos âmes et qu’autrement nous ne saurions envisager.

Ce que j’arrive à  comprendre c’est que dans la vie que nous vivons, notre Mère veut pour nous le bien suprême, l’immortalité.  Contre son gré et pour notre bien elle nous plonge dans le feu qui nous dévore.  Mais c’est pour un temps seulement.  Notre Mère divine fait ce sacrifice pour nous qui  ne pourrions peut-être pas y consentir consciemment. Les flammes qui nous brûlent nous purifient et confèrent à nos âmes  l’immortalité.

Ne touchez pas à la descendance

Je me rends bien compte que je pense que je peux être malade, avoir de la peine  et toutes sortes de choses plates et que je suis assez capable d’y faire  face et de garder le moral du moins assez le moral pour garder espoir de m’en sortir.  Mais si mes enfants ont des soucis  ou des peines, mon esprit de guerrière prend le dessus et je suis prête au combat, même si ce n’est pas zen du tout et même si je n’ai plus vraiment le goût de la lutte.  J’ai beau savoir que je ne peux pas grand chose, que je ne suis pas en cause mais ça  doit être cela être mère et grand-mère ( peut-être mère extrême, vocable bien à la mode ces temps-ci), être cool et rester cool tant que l’on ne touche pas aux enfants.

Ce que j’oublie c’est que je suis déjà passée par là, que je suis passée à travers bien des expériences  des bonnes et des mauvaises et que les leçons que j’ai apprises m’ont servi et me servent toujours.  J’oublie que les miens sont parfaitement armés pour faire face à leurs obligations et qu’ils sont aussi bons que moi.  Dans le fond je n’ai pas à penser que je serais meilleure qu’eux, je ne dois pas oublier qu’ils ne sont plus des bébés.  Dans le coeur d’une mère je crois que l’attachement au petit poupon  reste toujours et qu’il faut du moins il me faut à moi faire l’exercice de réaliser que les poupons de plus de 30 ans peuvent se débrouiller par eux-mêmes.  Mais ce n’est pas facile.  Ils sont en définitive bien meilleurs  que moi puisqu’adaptés à ce monde difficile dans lequel ils vivent et ils peuvent compter sur moi mère et grand-mère  aguerrie.

Lorsque l’on est jeune on ne comprend absolument pas que les parents ne dorment pas tant que le enfants ne sont pas rentrés au bercail de la maison familiale, ils ne comprennent pas non plus que l’on ait tant de conseils à leur  donner et que l’on veuille tant leur épargner les mauvaises expériences. Mais bonnes ou mauvaises les expéreinces sont les expériences et il semble (un vieux chinois le laisse entendre dans des proverbes) que nous sommes ici sur cette terre pour faire des expériences, que c’est cela la vie.

Pour ma part, j’aimerais assez avoir assez de maturité pour ne pas m’inquiéter pour les miens.  Mais voyez vous, je connais leur sensibilité, je sais la tendreté de leur coeur et comme à mon âge, mon coeur est plus enduci, je prendrais bien leurs peines même si les peines usent.  Mais les peines attendrissent les coeurs aussi. On ne s’en sort pas, on est ici pour attendrir nos coeurs de pierre ce qui nous permettra de nous émouvoir et d’enfin réaliser le meilleur de nous-mêmes, mettre à jour notre capacité d’aimer …  pour de vrai.

Tel un océan…

Ce matin je me disais pour la centième fois  à quel point il faisait beau et que j’étais bien, sur ma galerie à respirer le bon air et à penser.  Penser est un privilège, avoir du temps pour penser, un autre grand privilège.  Dans le brouhaha de la vie avec les courses, les enfants, le travail et tout le quotidien, c’est le cas pour la plupart des gens, on  a à peine le temps de penser, pas plus que l’on n’a  de temps à soi.

La retraite est une bénédiction, elle donne du temps pour soi et pour rentrer en soi-même et faire des découvertes. Selon Jung les véritables découvertes à faire sont celles qui dorment au fond de notre subconscient et la retraite qui nous voit moins fringants pour la plupart surtout si elle dure depuis longtemps,  permet quand même de nous aventurer dans les contrées inexplorées.  C’est ce que je fais du mieux possible et je pense donc…

La dernière pensée qui m’est venue ce matin, par un matin d’état de grâce c’est ainsi   que je qualifie ces moments òu je me sens parfaitement comblée et heureuse est que: nous sommes de petites bulles de conscience qui flottent sur le grand océan de la conscience universelle.  Ouf…

Cette idée de petites émergeances sur  un océan n’est pas vraiment de moi mais de plusieurs auteurs qui considèrent, comme Jung que notre subconscient est une immensité  sur laquelle notre petite conscience, notre esprit rationnel, conscient a émergé.  Chopra parle également de nos états conscients comme des points émergeant sur la grande mer de la vraie réalité.  C’est ainsi qu’il croit que faire appel à ce qui constitue la vraie réalité, peut permettre la guérison.   Pour Aurobindo, grand yogi, il existe la conscience  ordinaire, le subconscient et enfin la supraconscience qui est un état que l’on atteint quand on se connecte avec notre intérieur.

Je me rends bien compte que je n’arrive pas vraiment à exprimer cette idée, mais elle fait son chemin en moi et parfois  il me vient, sans doute du fait de mes tentatives de connection, de tomber dans cet état de bonheur et de bien-être que  je nomme état de grâce.  Que du reste je vous souhaite de tout coeur.