Chronique 5- Rumeurs, faussetés, mensonges.

Comme vous le voyez on se fait bien des idées sur les anges, la plupart fausses. Du moins de mon point de vue. Ainsi on pense souvent qu’ils savent tout. Certains en savent plus que les autres moi par exemple. Mais la plupart des anges ne savent rien en dehors de ce qui se passe à la périphérie de leur petit monde. Ainsi tous les anges qui s’occupent de la formation des mondes, aux quatre coins de l’univers, ceux qui veillent à la formation des galaxies et qui président aux divers effondrements que les êtres humains nomment trous noirs, ne sont absolument pas capables d’expliquer pourquoi le monde existe et bien qu’ils soient présents à la naissance des bébés galaxies ils sont incapables d’en expliquer la genèse. Ils sont là, pour jouer le jeu de catalyseurs. De l’ingrédient qui ne sert à rien mais qui permet d’augmenter la vitesse de réaction. Tout se passe au-dessus d’eux et ils n’ont pas voix au chapitre. Plus encore, ils font partie de la réaction qui a été décrétée et engagée en dehors d’eux-mêmes.

Aujourd’hui, les gens dans leur désarroi,  accordent aux anges des vertus spéciales, ils ignorent que nous avons nous aussi nos problèmes. On veut qu’il soient au service des hommes, prêts à les aider en tout. Qu’ils soient prêts à tout pour aider l’humanité. Certains peut-être mais ceux que je fréquente, ont déjà leurs propres problèmes à régler. J’aurai l’occasion de vous entretenir du cas des anges que je connais anges témoins, anges gardiens ou anges créateurs dont je vous ai déjà montré l’inaptitude à expliquer le monde. Les hommes aimeraient beaucoup pouvoir disposer d’une source d’information complète et facile à consulter. Ils aimeraient également connaître l’avenir afin de pouvoir adopter des comportements plus efficaces.

Pourtant, ils connaissent déjà le passé et voir à quoi cette information leur sert, je puis assurer que la connaissance de l’avenir ne leur servirait à rien réellement et n’améliorerait en rien l’avenir de l’humanité ou de tout l’univers. Pour que cette connaissance serve, il faudrait absolument que la réflexion des êtres humains soit orientée vers l’amélioration des conditions de vie de la planète et de toutes les populations alors que les connaissances qui sont recherchées ne le sont que dans le but d’améliorer les conditions individuelles de la vie de certains individus et ce à court terme, parfois même au détriment de la vie des autres.

 Lorsque je réfléchis sur la condition humaine et j’ai le temps de le faire depuis car j’étais là au tout départ, avant même que l’évolution qui a abouti sur cette planète aux êtres humains, je me désole en constatant que l’on ne tire jamais les leçons du passé. Paradoxalement et c’est là je pense une clé pour comprendre tout comme pour agir efficacement, ce sont des individus qui ont la responsabilité de construire collectivement le monde collectif. Ça c’est difficile. Comment penser et agir pour la collectivité, pour un avenir global et à long terme avec des intérêts et des capacités individuels et ce, dans une vision à court terme. La vie d’un être humain ne dure que quelques décennies et l’univers à des milliards d’années d’existence.

La seule façon efficace d’agir sur le monde commande d’abord de le comprendre et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, sur une base individuelle, il y a un tel appétit pour une compréhension du monde révélée par des anges ou des extra-terrestres. Révélation qui n’obligerait pas le grand travail de compréhension du monde et de réflexion sur le monde. Solution de facilité, solution qui finit par nier l’autonomie et la liberté.

J’espère que je ne vous décourage pas avec mes propos. C’est vrai que pour un être humain qui arrive ici et qui sait qu’il n’en a que pour une centaine d’années de vie terrestre, les problèmes peuvent paraître insolubles. Mais, dans une perspective où l’humanité vient à peine de faire son entrée sur terre (certains pour nous faire comprendre mesurent la vie de l’univers en une jurnée de 24 heures, dans ce laps de temps, je crois que l’humanité arrive dans les dernières minutes de la 23 ième heure), nous n’avons plus beaucoup de temps pour finir par comprendre et vivre ensemble en paix et dans le bonheur.  Comme ange, je ne suis pas très orthodoxe.  Surtout comme ange témoin ayant l’obligation d’enregistrer sans intervenir , condamné à voir l’effondrement les mains liées.  

Toutes ces choses me perturbent .  Je ne sais plus qui je suis , je me sens impuisssant et inutile.  Je suis troublée.  Ma fonction ne me convient plus maintenant, j’ai le goût d’intervenir.  Je suis divisé en moi- même et cete division est très douloureuse, très douloureuse.

 

Chronique 4- Un ange ! Qui suis-je ?

 D’un point de vue physique, la plupart des gens nous représentent avec des ailes.Oui nous en avons mais nous sommes toujours réticents à les montrer.Et puis des ailes font beaucoup mieux aux anges qui prennent l’apparence de femmes qu’à ceux qui se présentent sous l’apparence des hommes.Faut-il mentionner que les ailes sont symboliques et représentent vitesse et instantanéité dans l’action ou la pensée qui ne sont que deux phases d’un même processus.
Ce qui nous caractérise vraiment c’est la lumière éblouissante qui nous entoure. En fait, la première fois qu’une personne nous voit, elle ne voit rien du tout, elle est seulement éblouie. Elle se frotte les yeux et nous apparaissons alors après avoir masqué l’intense lumière qui nous entoure. Nous apparaissons seulement si nous le voulons bien. Nous sommes faits de lumière.   Cependant, cette lumière, dès que nous nous matérialisons sur terre n’irradie qu’un instant. Le temps que les êtres humains se frottent les yeux et se demandent mais qu’est-ce qu’il y a là?

On entend toutes sortes d’absurdités sur les anges.  Dans une émission, je vous le confie, quand je m’ennuie et je m’ennuie souvent et de plus en plus, je regarde la télévision, donc dans une émission, l’autre jour une enfant disait que les anges sur la terre avaient les ailes par en dedans.  C’est tout à fait impossible.  Sur la terre, nous nous contentons simplement de masquer la luminosité de nos ailes.  Tout est une question de condensation.

 

Cela vous dit quelque chose la matière est de l’énergie. C’est exactement cela. Nos ailes de lumière nous pouvons ne pas les condenser en matière et nous sommes alors tout à fait invisibles. C’est pour cette raison que bien que nous soyons un peu partout, il est très rare que l’on soit vus par les hommes et les femmes. En plus, maintenant, ils nous traitent d’extra-terrestres. Sur le fond ils ne se trompent pas, nous ne sommes pas de la terre donc des extras, mais nous ne sommes pas des extra-terrestres comme ils s’en font une représentation.
Nous sommes exactement ce que nous sommes, de la lumière condensée à un certain niveau. Très peu condensée par rapport au niveau de condensation qui donne l’existence et la consistance aux êtres humains.  Pour voyager aucun vaisseau juste la lumière et vitesse à l’avenant. zooooooooooommmmmmmmm…  Et nous sommmes là. Nous voyageons à la vitesse de la pensée.  De mon point de vue c’est plus vite que la lumière.

Chronique 3 – L’événement déclencheur

3- L’événement déclencheur

 

Nous étions à la veille de Noël. J’avais été rappelé. C’est bien à contre cœur que je remontais tranquillement car à quelque part, j’aimais la viande et ne rechignais pas sur un verre de vin rouge. En plus, et ce n’est pas courant pour les anges, je m’intéressais beaucoup, beaucoup trop peut-être à ce que les êtres humains appellent la politique.

Ce rappel m’angoissait passablement. Mes ailes en avaient frémi et s’il m’avait été possible de tomber dans le désespoir, ce avec quoi mes fonctions et ma nature étaient totalement incompatibles, j’aurais piqué du nez tombé en dépression, perdant à jamais mes ailes déjà passablement fripées.

C’est dur d’être un ange mais cela l’est bien davantage d’être humain car il faut conserver la foi et l’espérance et survivre à tous les désenchantements. On m’avait rappelé. Je me demandais pourquoi ? Je n’avais aucune envie de remonter. Je goûtais ici-bas aux nourritures terrestres. Je crois que je savourais et prenais un goût réel pour les illusions et les enchantements du monde. Ces enchantements transcendent la condition bête et finie de la nature humaine. Et comme ces humains que je fréquentais, je me laissais bercer par ces projets absolument fabuleux de changer et de rénover le monde. Il fallait bien que je me rende compte, j’étais fait pour le bruit et le brassage et j’allais m’ennuyer tellement, tellement dans si peu de temps. Était-ce la boisson, ou la viande, la cigarette car j’avais aussi expérimenté cette forme d’évasion.De quelle façon avais-je attiré l’attention du Tout Puissant sur moi ? Je n’y comprenais rien. Mais on m’avait rappelé. Et avant de rentrer, je voulais me rappeler à mon tour.  Je voulais absolument me pencher sur ma condition d’ange.  En fait répondre à la question qui suis-je vraiment et pourquoi je vis.

Tel un océan…

Ce matin je me disais pour la centième fois  à quel point il faisait beau et que j’étais bien, sur ma galerie à respirer le bon air et à penser.  Penser est un privilège, avoir du temps pour penser, un autre grand privilège.  Dans le brouhaha de la vie avec les courses, les enfants, le travail et tout le quotidien, c’est le cas pour la plupart des gens, on  a à peine le temps de penser, pas plus que l’on n’a  de temps à soi.

La retraite est une bénédiction, elle donne du temps pour soi et pour rentrer en soi-même et faire des découvertes. Selon Jung les véritables découvertes à faire sont celles qui dorment au fond de notre subconscient et la retraite qui nous voit moins fringants pour la plupart surtout si elle dure depuis longtemps,  permet quand même de nous aventurer dans les contrées inexplorées.  C’est ce que je fais du mieux possible et je pense donc…

La dernière pensée qui m’est venue ce matin, par un matin d’état de grâce c’est ainsi   que je qualifie ces moments òu je me sens parfaitement comblée et heureuse est que: nous sommes de petites bulles de conscience qui flottent sur le grand océan de la conscience universelle.  Ouf…

Cette idée de petites émergeances sur  un océan n’est pas vraiment de moi mais de plusieurs auteurs qui considèrent, comme Jung que notre subconscient est une immensité  sur laquelle notre petite conscience, notre esprit rationnel, conscient a émergé.  Chopra parle également de nos états conscients comme des points émergeant sur la grande mer de la vraie réalité.  C’est ainsi qu’il croit que faire appel à ce qui constitue la vraie réalité, peut permettre la guérison.   Pour Aurobindo, grand yogi, il existe la conscience  ordinaire, le subconscient et enfin la supraconscience qui est un état que l’on atteint quand on se connecte avec notre intérieur.

Je me rends bien compte que je n’arrive pas vraiment à exprimer cette idée, mais elle fait son chemin en moi et parfois  il me vient, sans doute du fait de mes tentatives de connection, de tomber dans cet état de bonheur et de bien-être que  je nomme état de grâce.  Que du reste je vous souhaite de tout coeur.

Les chroniques

Ce matin je publie des chroniques.  Vous remarquerez qu’elles sont numérotées de manière à ce que l’on puisse les suivre.  Cette numérotation me facilite la vie et vous en facilitera la lecture.  Ce sont des vieux textes de 2007 alors que je commençais à écrire sur le blogue.  J’espère qu’elles vous plairont.   J’en publierai une par semaine, mais ce matin vous en avez deux pour le prix d’une.  Ce sont des confidences d’un être un peu paumé, mais si bien attentionné.