La baguette magique

Je n’ai pas toijours été une grand-mère, j’ai un jour été une petite fille qui adorait la belle fête de Noël, qui espérait des cadeaux,  qui rêvait des fées et qui s’inquiétait beaucoup pour tous ceux qu’elle aimait.   Il m’est arrivé quelque chose de merveilleux lorsque j’étais encore petite  et je voudrais vous le raconter maintenant.

Je devais avoir quatre ou cinq ans, je dis cela comme ça, car plus vieille ça n’aurait pas de bon sens ou alors je suis restée très crédule longtemps, toujours est-il  qu’un beau soir d’hiver, il avait neigé durant la journée, on sonne à la porte de chez nous.  Si je me rappelle bien on m’a réveillée car chez nous les enfants étaient couchés  à sept heures et les parents pouvaient enfin parler ensemble sans qu’on puisse les interrompre.  Toujours est-il que ma mère vient nous réveiller et nous dit que nous avons une visite.  Je mets mes pantoufles chaudes en feutrine, il fait froid sur le plancher, le seul chauffage que nous avons est un gros poêle à bois dans la cuisine.   Avec mes pantoufles je cours me refugier près du poêle en dessous duquel Puçon  mon beau chat jaune dort paresseusement.

Je me demande ce que ma mère peut bien vouloir pour nous avoir réunis mon petit frère, ma soeur et moi dans la cuisine, puis le Père Noël sort du salon avec un gros Ha Ha Ha et j’aperçois la Fée des étoiles.  Je n’ai plus jamais oublié ce moment elle porte une robe longue et un genre de petit boléro de fourrure tout blanc, elle a des étoiles dans les cheveux, elle a une voix douce que je ne reconnais pas et elle a surtout une baguette magique qui verse des étoiles autour d’elle.   Je n’en crois pas mes yeux, chez nous dans notre cuisine, la vraie fée des étoiles me parle, elle nous demande ce que l’on veut pour Noël, si on a étés sages.

Je n’ose même pas parler, tout se passe dans mon coeur et dans ma tête, je demande pour mon petit frère un nouveau lapin tout neuf parce que le sien est mort dans le poêle  après avoir été lavé dans la chaudière de la moppe à plancher et qu’il  n’a plus jamais été le même, je demande que ma soeur ait ses propres affaires pour s’amuser et pour moi-même je ne sais quoi demander d’autre que ma mère aille bien, que papa ait du travail et que mes oreilles ne me fassent plus mal.

J’ai eu des souçons quand le Père Noël a lançé ses gros Haha, il me semblait qu’il était trop maigrichon pour être le vrai et quˋil avait des airs de Freddy qui venait chez nous quand maman faisait des partys, ja’i demandé  à maman pourquoi il était si petit et elle a répondu que c’était un adjoint car le Père Noël ne pouvait pas visiter tous les enfants.  À part un petit doute je l’ai crue mais je n’avais aucun doute sur l’identité de la fée des étoiles c’était bien elle.  On a eu droit à un verre de lait et des biscuits en pleine nuit avant de se recoucher.

Juste avant de reprendre le chemin de nos chambres, afin de manger son biscuit elle aussi,  la fée des étoiles a demandé à ma mère de prendre sa baguelle, ma mère l’a placée juste sur le haut du réchaud.  Elle est restée là pendant toutes nos conversations, pendant que l’on chantait des chants de Noël pour faire plaisir à tout le monde, alors qu’on mangeait nos biscuits et que le Père Noël nous racontait une histoire.  Lorsque je revenais à mon lit j’ai bien vu que la baguette était toujours là, sur le réchaud…

Comme elle pourrait être utile ici, comme elle pourrait régler nos problèmes d’argent, chaque soir j’entendais papa et maman qui calculaient comment ils feraient pour payer et ceci et celà, de combien de temps ils auraient besoin avant d’avoir ce qu’il faut pour acheter une auto d’occasion, combien il faut pour les botttes et les manteaux pour l’hiver et payer le médeçin pour ma mère si souvent malade.  Et moi je me disais avant de m’endormir à nouveau que demain je proposerais à ma mère de régler tous leurs problèmes d’un coup de baguette magique.  Je pensais que je serais bien contente de ne plus m’inquiéter de tout celà.

Au matin, je me suis précipitée dans la cuisine, la baguette était disparue.   Je suis montée sur une chaise, ma grand-mère était dans tous ses états, Diane tu vas tomber et tu vas te brûler.  Je cherchais en pleurant où était passée la baguette magique.  Je ne sais pas s’il m’ont révélé que la fée comme le père Noël n’étaient pas vrais, je sais que ma mère m’a prise dans ses bras et m’a montré que le dessus du réchaud était vide, il y avait  encore la marque de la baguette. Elle m’a dit que les affaires magiques ne se comportaient pas comme les choses ordinaires et que les fée ne pouvaient pas perdre leur baguette ou l’oublieer car les baguettes oubliées retrouvaient leur propriétaire par magie.  Je l’ai crue et je lui fais toujours confiance, pour la magie c’était une VÉRITABLE FÉE.

 

 

Vieillir

Je suis une grand-mère mais qui se sent la plupart du temps jeune.  Mais des fois, et ce n’est pas parce que mes rides se sont creusées davantage ou que le spot de mon miroir est plus lumineux, mais pour des petites choses qui n’ont l’air de rien, je réalise que je vieillis.

Par exemple, je regarde la télé et je ne comprends pas certaines publicités.  Je demande autour de moi, Tu comprends toi- non.  Mon cadre de références est obsolète.  Je demande à des plus jeunes et parfois ils ne comprennent pas plus que moi.  Des fois ce qui devrait me faire rire ne le fait pas du tout.  Pipi, caca ça ne me fait pas rire et même pas sourire.  Mais le Dîner de cons ou les visiteurs me font rire aux larmes.  Je ris aussi quand pour la deuxiême fois je me retrouve dans une voiture qui nˋest pas la mienne et que le conducteur une fois que je me suis assise me dit que je me suis trompée de voiture j’ai peur de ne pas me rendre aux toilettes tellement je ris.

Ce matin je suis particulièrement bien et heureuse.  Je me suis réveillée avec le bonheur il est où et Ya de la joie de Trenet et ça a fait ma journée.  Enfin queque chose a réussi à me distraire du réchauffement planétaire, de l’effacement de la dette par le  gouvernement fédéral de 2,5 milliards de Chrisler, alors qu’ils ont fait une erreur sur mon impôt et que j’ai dû dépenser une cinqunantaine de dollars pour assurer ma défense en photocopies et démarches et qu’ayant gagné ils ne mˋont  même pas remboursé les intérêts sur une dette que je n’avais pas.   Et puis même si ce n’est pas encore le temps, j’ai mis des chants de Noël où ma fille chante avec un de ses amis avec seulement un piano commme accompagnement, et sa voix semblable à celle des ménestrels, me rejoint jusqu’au coeur.

Je crois que j’ai manqué ma vocation j’aurais aimé être un chaman pour plusieurs raisons.  La première étant que les chamans sont tournés vers l’intérieur et qu’ils entrent très profondément en relation avec la partie la plus intime de leur être, celle qui ne bouge pas et sur laquelle on peut s’appuyer véritablement.  La deuxième raison, c’est qu’ils peuvent communiquer avec la nature et tout ce qui la compose, qu’ils peuvent échanger autant avec les êtres quˋavec  les astres de même qu’avec les pierres qui sont les mémoires de la terre.  Enfin, les chamans ont une vie utile, ils expliquent le monde où nous vivons, ils nous expliquent pourquoi nous souffrons et ils sont des guériseurs.  lls  peuvent écouter et surtout ils entendent même ce qui n’est pas encore dit.  Voilà pourquoi j’aurais aimé être une chamane car j’aurais fait oeuvre utile et que ma grande sensibilité auait pu s’épanouir sans trop me faire souffrir.

Méditation pleine conscience

Depuis quelques temps,  méditer en pleine conscience est  d’actuailté.  Un long article dans la Presse Plus en énumérait les bienfaits.  Méditer en pleine conscience c’est un peu faire l’expérience d’un retour en soi-même  en profondeur.  J’ai fait l.expérience de ce type de méditation avec Christophe André sur Utube.

Méditer en pleine conscience c’est méditer sans se forcer, sans vouloir avoir quelque chose de particulier et c’est méditer en s’attachant à son souffle sans s’extraire de la vie autour de nous.   Par exemple dans ce type de médiation, si des pensées viennent nous distraire et ça arrive tout le temps, on revient  au souffle tout simplement.  On nous invite également à intégrer les bruits ambiants de manière à  rester conscients de notre environnment, les odeurs, les sons, nos propres sensations.  Ainsi si je médite et que je suis angoissée, je respirerai et serai présente aux sensations que j’expériemente dans cette angoisse

Méditer en pleine conscience c’est juste l’acte de méditer, fermer les yeux, se  pencher sur son souffle y revenir quand les pensées viennent, entendre les bruits sans leur acccorder de l’attention, être présents à  nos sensations sans leur accorder une attention et cela marche et fait respirer notre esprit et l’ouvre plus largement de l’intérieur.

 

Méditer en plene conscience, pour mieux vivre.

A propos de Solange

Ma mère Solange est partie un beau dimanche au lever du soleil, un de ses rayons lui a volé son dernier souffle, l’emportant dans l’éclatante lumière.

Elle est partie pour une autre vie comme elle l’a fait tant de fois, car ma mère a eu plusieurs vies.Elle fut d’abord une petite fille du faubourg à m’lasse, durant la crise.  Elle nous as partagé tant de fois ses souvenirs de cette vie-là qu’elle a beucoup aimée.

Puis elle a eu une vie de jeune fille durant la guerre, une vie de fille qui avait un travail en usine où elle était appréciée de ses collègues et à qui ses patrons confiaient les tâches difficiles.  Dans cette vie-là  elle allait au cinéma, reecevait ses amies et elle dansait.  La dansel l’accompagne àˋtoutes les étapes de sa vie.  C’est dans cette vie-là qu’elle a rencontré son Charles, son grand amour,  l’amour de sa vie.  Elle a quitté Montréal pour Donnacona où  a commencé sa vie de femme et de mère.

Dans cette nouvelle vie, elle a dansé avec son balai puisque papa ne dansait que les slows, elle s’est fait de nouveaux amis.  Elle a utilisé un de ses nombreux talents: créer des modèles de robes qu’elle réalisait pour qui lui en demandait, des robes pour sortir, des robes pour danser ou autres… Nous avions droit àˋchaque saison à une de ses créations

Puis cette vie-là se termine abruptement,  une fois mon père décédé.  Commence alors la dernière partie de sa vie oùˋèlle se posera à  Montréal, Trois-Rivières puis Thetforf d’où elle  nous as  quittés.

Durant toutes ses vies, certaines constantes, c’est une femme ouverte, bien en avant de son temps, active et tellement généreuse.  Elle a fait du bien partout où  elle a été: bricolages (recyclage et habillement de poupées),instigatrice de pièces de théâtre, d’écriture d’un livre par les résidents  du Manoir.  Elle a tricoté des miliers de paires de pantoufles pour le comptoir familial et dans ses derniers jours, tricotait et cousait en rêvant.

Solange a été  en tout points une femme remarquable.  Elle vivait vraiment au présent, sans regretter quoi que ce soit. C’était une femme qui avait l’intelligence du coeur, intelligence que nous ne pouvons qu’admirer et vouloir partager.  Ma mère Solange était belle et généreuse, de bon conseil, une femme droite  au dehors comme au dedans.

Elle a réussi toutes ses vies et ne peut que réussir celle qu’elle entreprend.  Puisse son exemple nous inspirer toutes et tous.

C’était la femme des petites choses  avec grand rayonnement.

Le prix de l’immortalité

Les grecs, dans l’antiquité ont concocté des histoires que nous appellons mythes et qui expliquent aux êtres humains les secrets des dieux.  Ces secrets nous révèlent de manière symbolique les difficultés que vit notre âme.  Dans ces mythes il y en plusieurs qui traitent de l’immortalité par exemple celui de la fille de Perséphone enlevée à sa mère qui renait chaque année.  Il y a aussi celui d’Achille, que je vous raconte maintenant.

 

La maman  d’Achille, dont j’ai oublié le nom aimait infiniment son fils et voulait pour lui l’immortalité.  Elle savait que son prix était cruellement élévé mais elle trouvait que rien ne pouvait égaler l’immmortalité.  Il est vrai qu’à cette époque les héros tombaient comme des mouches sous l’oeil indifférent des dieux ou des rois.   Cette maman déterminée  prit son courage à deux mains et saisit son nouveau né par le talon et le plongea dans le feu ardent des enfers, elle le tint ainsi jusqu’à  ce que le feu l’embrase complètement et que las de le lécher le feu s’éloigne.  C’était le prix demandé et elle paya, ses bras dans les flammes, son coeur déchiré et sa tendresse de mère changée en culpabilité.  Voyez, même dans l’antiquité, les mères n’ont jamais le beau rôle.  Elles doivent assumer. Enfin, son fils émergeant des flammes, elle constata qu’il était immortel.  Ils se reposèrent tous les deux jusqu’à ce que cet immortel fut tué quand même visé au talon qui n’était pas passé par le feu, mais c’est une autre histoire.

Les mythes sont des histoires vraies qui s’adressent aux humains dans les périodes les plus difficiles de leurs vies.  Les mythes viennent nous expliquer ce que la vie veut nous faire voir.  En fait le sens caché des événements, celui destiné à  nos âmes et qu’autrement nous ne saurions envisager.

Ce que j’arrive à  comprendre c’est que dans la vie que nous vivons, notre Mère veut pour nous le bien suprême, l’immortalité.  Contre son gré et pour notre bien elle nous plonge dans le feu qui nous dévore.  Mais c’est pour un temps seulement.  Notre Mère divine fait ce sacrifice pour nous qui  ne pourrions peut-être pas y consentir consciemment. Les flammes qui nous brûlent nous purifient et confèrent à nos âmes  l’immortalité.