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Toutes les raisons sont bonnes pour se réunir et se faire plaisir

mars 09, 2010 Par: Christiane Categorie: Nouvelles

Alors que l’hiver s’achève j’ai sorti mon tricot.  J’ai réalisé deux petits manteaux de laine pour mes petites-filles et je me suis mise à tricoter des bas.  Je ne tricote pas seule, j’ai commencé avec ma meilleure amie qui est une excellente tricoteuse. Une chose en amenant une autre on profite de nos rencontres de tricot pour manger ensemble et pour se rendre visite.  La semaine drnière nous avons tricoté à Trois-Rivières et cette semaine nous le faisons à Québec.   Je ne sais pas si le tricot est populaire mais on voudrais bien montrer à d’autres femmes comment tricoter.  Quand j’étais à l’école, même au primaire on nous apprenais à tricoter.  C’est là que j’ai appris. 

Et puis, quand on tricote on finit par produire quelque chose et c’est extrêmement satisfaisant et cela nous tient au chaud tant le coeur que le reste.  On devrait instaurer une journée hebdomadaire de tricot entre fille et se donner de nos nouvelles.  Nous c’est le mercredi.

S’appliquer la bonne médecine

mars 08, 2010 Par: Christiane Categorie: Nouvelles

Ce matin en allant sur mon site et en vérifiant mes courriels, je me suis aperçue qu’il y avait de nouveaux utilisateurs inscrits depuis que j’ai commencé à bouder mon blogue.  Pour toutes ces personne mes plus sincères excuses, vous êtes maintenant dûment inscrits et acceptés pour écrire à votre tour sur des sujets qui vous intéressent.

 En fin de semaine je discutais avec une amie à qui je confiais que je n’écrivais plus sur mon blogue et elle me faisait remarque que les lecteurs devraient être considérés comme des amis à qui on confie nos réflexions et nos opinions.  Je crois qu’elle a bien raison et que je me suis privée de la présence d’amis tout au long de cet automne bien gris.

J’ai un peu de mal à confier mes états d’âme parce que je crois que je n’en ai pas le droit.  Je pense que me confier quand je me sens bien basse c’est un peu me plaindre et me plaindre je pense que c’est montrer que je ne suis pas à la hauteur.  Mais à la hauteur de quoi?  Dans ce siècle où il faut absolument être positifs en tout et avoir toutes les capacités, se plaindre ou avoir de la peine ce n’est pas politically correct .  Moi ces derniers temps, j’aurais dû faire part de ce que je vivais quitte à passer pour ne pas être à la hauteur.

Curieusement, je me rends compte que même en vieillissant, on reste dans des parties de nous des enfants qui ont besoin d’être rassurés, dorlotés et pris en charge.  Pour ma part, j’ai un certain talent pour réconforter  autour de moi  et j’apprends à m’occuper plus de moi, m’écouter davantage, me prendre plus au séreux dans mes besoins.  Pour bien réconforter les autres il me faut le faire pour moi-même.  Et peut-être bien que c’est important de se donner cette importance.

mars 08, 2010 Par: Christiane Categorie: confidences

Bien que grand-mère, je reste la petite fille que j’étais, une personne fragile et impressionnable qui s’inquiète pour tout ou rien.  Comme j’ai vieilli un peu, lorsque je commence à trop m’en faire j’utilise ma raison et suis capable de mieux évaluer l’importance des événements qui perturbent ma réalité.

De retour…

mars 07, 2010 Par: Christiane Categorie: Nouvelles

Il fallait qu’on me le demande pour que je me réveille de ma torpeur pour qu’à nouveau je puisse écrire car le coeur n’y était plus du tout et depuis très longtemps.  On a beau être une grand-mère et se spécialiser dans le réconfort comme le précise la publicité sur le lait, parfois on a nous aussi besoin de réconfort et c’était mon cas.

 J’ai vécu un automne très frustrant alors que je me préparais à passer mon hiver sous des cieux plus cléments et que je m’étais entraînée à la marche, 4 kilomètres par jour, mon cardiologue plus qu’une mère pour moi, m’a trouvé un dysfonctionnement de ma prothèse de valve aortique ce qui compromet encore maintenant des projets de voyages.

On peut bien dire que dans le fond ce n’est pas si grave.  Mais j’ai une toute autre compréhension de la chose.  D’abord, je n’ai pas les symptômes qui normalement accompagnent cette condition, ce qui fait en sorte que je n’ai pas accepté tous ces désagréments car je ne ressentais absolument rien des effets normaux de ce type de malfonctionnement, genre essoufflement, enflure et autre «guedis » du genre. Je ne les ressens toujours pas.

Et je continue de faire mes 4 kilomètres par jour comme si de rien n’était et ce qui me frustre le plus c’est sans doute que je serais actuellement sur le retour de mon voyage à l’étranger, qu’il ne se serait sans doute pas passé autre chose que ce que j’ai vécu cet hiver qui je l’avoue a été plus clément ici que pour les vacanciers campés en Floride qui était ma destination.

Le plus dur à prendre c’est le fait que je devrai sans doute être réopérée pour cette valve pour laquelle j’avais déjà été opérée et que je devrai repasser par toutes ces étapes dont j’ai pour certaines un souvenir très pénible.  Repenser à tout cela n’est aucunement réjouissant.

Et je me dis sois forte, ais confiance, sois courageuse et je pense que c’est pas mal gros à prendre moi qui suis passée par là.  C’est cependant le prix à payer pour une vraie vie active, une vie de jeune grand-mère qui veut profiter de la petite enfance de ses petites-filles et de ses futurs autres petits enfants, d’une grand-mère qui n’a pas encore tricoté tous les bas, gilets, foulards dans les couleurs les plus vibrantes pour chanter la vie qui jamais me meurt.  Une grand-mère qui n’a pas encore apporté tout le réconfort que l’on peut s’atttendre d’une grand-mère et qui doit maintenant s’en donner à elle-même.

 Aussi, tous ces soubresauts de mon coeur ne peuvent que m’obliger à jeter un oeil attentif du côté de la mort, cela va de soi.  Et ce n’est pas une petite affaire.

Juste une naissance, bien avant

décembre 04, 2009 Par: Christiane Categorie: grandes histoires

Il était une fois, il y a très très longtemps, une jeune femme qui attendait un bébé.  Elle était vraiment très heureuse, probablement aussi heureuse que ta maman quand elle attendait ta venue.  Les futures mamans, la plupart du temps sont impatientes et elles imaginent leur petit bébé, ce qu’il fera, comment il sera, un garçon ou une fille, de cheveux bruns ou blonds, les yeux pâles ou foncés.  Dans l’attente, les futures mamans préparent des vêtements, un berceau, elle parlent à leur mère de leur grand secret, elles se confient à leurs amies et le petit bébé qui grandit en elle occupe aussi une bien grande place dans leur coeur.  Marie, c’est le nom de la future maman de l’histoire que je vous raconte était pareille à toutes les futures mères et se préparait en se laissant habiter par ce petit être qui grandissait en elle.

Son époux était charpentier, il travaillait le bois en faisant des maisons ou des meubles pour les gens de son village.  C’était des personnes bonnes et généreuses.  Elles vivaient leur vie dans leur petite ville avec peu d’argent car sans être pauvres elles n’étaient pas très riches.  Marie et Joseph c’était le nom de son mari, vivaient tranquilles sans penser qu’ils auraient à changer totalement de vie, à cause de ce petit bébé qu’ils n’avaient pas encore vu.  

Mais moi je sais que ce n’est pas parce que l’on a une super vie de superstar qu’il nous arrive les plus grandes choses mais que dans notre quotidien que l’on pense insignifiant, se produisent des merveilles.  Les merveilles dont je parle ici sont les merveilles qui ouvrent nos coeur et fortifient nos âmes, et ces merveilles sont vraiment merveilleuses.

Bon c’est assez pour aujourd’hui, je vous reparle bientôt pour la suite de l’histoire.