De retour…

Il fallait qu’on me le demande pour que je me réveille de ma torpeur pour qu’à nouveau je puisse écrire car le coeur n’y était plus du tout et depuis très longtemps.  On a beau être une grand-mère et se spécialiser dans le réconfort comme le précise la publicité sur le lait, parfois on a nous aussi besoin de réconfort et c’était mon cas.

 J’ai vécu un automne très frustrant alors que je me préparais à passer mon hiver sous des cieux plus cléments et que je m’étais entraînée à la marche, 4 kilomètres par jour, mon cardiologue plus qu’une mère pour moi, m’a trouvé un dysfonctionnement de ma prothèse de valve aortique ce qui compromet encore maintenant des projets de voyages.

On peut bien dire que dans le fond ce n’est pas si grave.  Mais j’ai une toute autre compréhension de la chose.  D’abord, je n’ai pas les symptômes qui normalement accompagnent cette condition, ce qui fait en sorte que je n’ai pas accepté tous ces désagréments car je ne ressentais absolument rien des effets normaux de ce type de malfonctionnement, genre essoufflement, enflure et autre «guedis » du genre. Je ne les ressens toujours pas.

Et je continue de faire mes 4 kilomètres par jour comme si de rien n’était et ce qui me frustre le plus c’est sans doute que je serais actuellement sur le retour de mon voyage à l’étranger, qu’il ne se serait sans doute pas passé autre chose que ce que j’ai vécu cet hiver qui je l’avoue a été plus clément ici que pour les vacanciers campés en Floride qui était ma destination.

Le plus dur à prendre c’est le fait que je devrai sans doute être réopérée pour cette valve pour laquelle j’avais déjà été opérée et que je devrai repasser par toutes ces étapes dont j’ai pour certaines un souvenir très pénible.  Repenser à tout cela n’est aucunement réjouissant.

Et je me dis sois forte, ais confiance, sois courageuse et je pense que c’est pas mal gros à prendre moi qui suis passée par là.  C’est cependant le prix à payer pour une vraie vie active, une vie de jeune grand-mère qui veut profiter de la petite enfance de ses petites-filles et de ses futurs autres petits enfants, d’une grand-mère qui n’a pas encore tricoté tous les bas, gilets, foulards dans les couleurs les plus vibrantes pour chanter la vie qui jamais me meurt.  Une grand-mère qui n’a pas encore apporté tout le réconfort que l’on peut s’atttendre d’une grand-mère et qui doit maintenant s’en donner à elle-même.

 Aussi, tous ces soubresauts de mon coeur ne peuvent que m’obliger à jeter un oeil attentif du côté de la mort, cela va de soi.  Et ce n’est pas une petite affaire.

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