Sortir des cadres imposés

Je crois que je n’ai pas assez été bonne envers moi-même.  Je crois que je m’en suis demandé beaucoup toute ma vie.  Je n’avais pas le choix vraiment puisque j’avais été élevée comme cela et que surtout, je ne me rendais pas compte de la manière dont je me traitais.  Une grand-mère, de mon âge pas ai canonique que cela, n’a pas connu le temps des enfants rois.  Pour mes parents et mon entourage, durant mon enfance, les enfants étaient les enfants et ils devaient surtout ne pas trop déranger.  On tolérait  quelques peines, des maladie, je les ai toutes eues mais le pleurnichage ni  le chialage, ce n’était pas permis. 

C’est de cette façon que je me retrouve à penser que je n’en fais jamais assez, que je peux être plus forte, plus courageuse et en fin de compte plus héroïque et que penser autrement ce n’est pas dans la norme.  En réfléchissant bien, je crois que j’ai élevé mes enfants avec cette même exigeance qui m’avait été transmise.  Heureusement qu’il me reste quelques années pour tenter de renverser la vapeur et déprogrammer des routines  dévastatrices.

Je regarde mes petites-filles grandir, j’admire leurs parents qui sont si patients, leurs parents qui sont si capables d’exprimer leur amour et de donner de l’affection.  Je me ragarde aussi et je vois que j’ai moi aussi beaucoup de patience avec mes petites, que je ne donne pas ma place pour les bisous et que les colleux me ravissent complètement.  Mes petits-enfants sont en train d’élever leur grand-mère de la rendre plus efficacement aimante.  Merci les filles.  Merci mes amours.

 

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