Le bonheur, une mission.

Un jour, quelqu’un m’a dit simplement que nous étions ici pour trouver le bonheur, en faire l’expérience. Cette fois-là, j’ai cru que c’était la vérité. Cette fois-là, mon être tourmenté a trouvé un peu de repos. Il y avait tout à coup moins d’obligations à remplir, l’investissement dans la quête était peut-être suffisant.

Comme durant toute ma vie je n’avais que cherché que le bonheur, la paix, l’amour, je me suis sentie réconfortée. Un petit peu de « Tu en as assez fait » a commencé à faire son petit chemin en moi. Parmi les chercheurs, j’en suis une excellente. Pour chercher je cherche et ne ménage aucun effort. Je ne suis pas vraiment une personne très heureuse. Il y a sur terre des personnes qui ont le bonheur facile et d’autres comme moi qui ne l’ont pas du tout. Certaines personnes comme moi ont des âmes tourmentées qui ne se satisfont pas facilement. Ce sont des personnes idéalistes qui aspirent dès la plus tendre enfance à vivre dans l’absolu. Le bonheur, n’est pas de ce côté. Du moins, je ne l’ai pas trouvé là. Le bonheur est aussi plus difficile à trouver quand on est jeunes. Il y a à cette époque de la vie une impérieuse appétence qui nous pousse continuellement en avant et occulte la satisfaction possible dans le moment présent. Nous sommes continuellement projetés dans un futur où enfin le bonheur sera là. Le pire dans cette attitude c’est qu’elle est tellement inconsciente que nous ignorons la plupart du temps quel transport nous mène et toujours d’où provient l’insatisfaction ressentie.

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